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Maison n° 1 sur 7

Les Huttes

La maison des Huttes restaurée, entre les arbres

Avant 1925, cette maison sise au lieu-dit « Les Huttes » appartenait à un certain Monsieur Sabatier, puis la Congrégation des Sœurs servantes du Sacré-Cœur de Saint-Rome-de-Dolan, devenue aujourd'hui le Centre international de rencontres Pierre Monestier, l'a achetée.

Cette maison semble être restée longtemps inhabitée à l'exception des années 30 durant lesquelles il y eut des bûcherons italiens, les Sichi (dont nous avons retrouvé l'un des fils né en 1925), puis les Gaches, des débardeurs qui avaient leurs chevaux en bas.

Martine et François Broussy, frère et sœur, ont acquis la ruine de la maison en 1991 puis la voûte grenier et l'aire de dépiquage en 1996.

Après y avoir consacré beaucoup de temps libre durant une quinzaine d'années, elle est aujourd'hui une maison de vacances conviviale pour la famille et les amis.

L'histoire de la restauration

Récit de Martine Broussy, écrit vers 2011.

Que de chemin parcouru depuis 1991 ! Notre chère maison n'était qu'une pauvre ruine lorsque nous l'avons acquise mon frère et moi voici 20 ans et il reste encore du travail pour la retraite : refaire les joints extérieurs par exemple ! Mais c'est une belle satisfaction surtout pour François qui a assuré l'essentiel du gros œuvre…

Les Huttes en ruine, avant les travaux
La ruine des Huttes sous les arbres
La maison des Huttes restaurée, sa terrasse au soleil

Notre plus grande déception fut le premier toit ; nous avions voulu des lauzes calcaires traditionnelles, des « teulas ». Ainsi coiffée la maison était splendide ! Mais les lauzes ont gelé… « Virer » 70 tonnes de pierres fragilisa notre moral et l'élan rénovateur…

Le premier toit des Huttes, en lauzes calcaires
Le premier toit, en lauzes calcaires traditionnelles.

Toujours en pierres naturelles mais en lauzes schisteuses, voici le dernier toit des Huttes, vue de l'est :

Le toit des Huttes en lauzes schisteuses, vu de l'est
Le dernier toit, en lauzes schisteuses, vu de l'est.

« Les Huttes » ? Pourquoi ce nom ? Tout simplement parce que c'est celui que porte la maison sur l'acte notarié (« au lieu-dit Les Huttes »).

La route goudronnée s'arrête à Cauvel. Notre maison est la première à droite en arrivant au hameau qui en compte sept.

Dans un deuxième temps, nous avons acheté la voûte voisine qui sert de bûcher et d'abri aux voitures. Cette voûte est un ancien grenier du causse de Sauveterre. Situé face à l'aire de dépiquage du blé, orienté dans le sens des vents dominants, il permettait d'aider à séparer le grain stocké sous l'abri de l'ivraie…

La voûte grenier voisine des Huttes, face à l'aire de dépiquage
La voûte, ancien grenier face à l'aire de dépiquage.

L'hiver est rude sur le causse (960 m d'altitude). Il n'y a pas de chauffage central, il faut entretenir le feu.

Les Huttes sous la neige
La façade des Huttes dans la lumière du soir

Le hameau est immergé dans la nature à quelques minutes à pied des Gorges du Tarn. Souvent le matin, la combe en contrebas et les gorges plus loin sont garnies de brume blanche… La vue depuis la terrasse est dégagée.

Vue sur le causse et les Gorges du Tarn
Brume du matin dans la combe, au pied des Huttes

Martine Broussy

Photos de la maison