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Le hameau

Présentation générale du hameau de Cauvel

Un hameau du XVIIe siècle à 960 mètres d'altitude, sur le causse de Sauveterre qui surplombe les Gorges du Tarn.

Le hameau de Cauvel au milieu des pins du causse
Cauvel dans les pins du causse. Photo Tony Ser.

Situé sur l'ancienne commune de Saint-Rome-de-Dolan (aujourd'hui Le Massegros Causses Gorges), à 960 mètres d'altitude, en Lozère, sur le causse de Sauveterre qui surplombe les majestueuses Gorges du Tarn, ce hameau du XVIIe siècle fut déserté à la fin des années soixante avant de reprendre vie.

Vaste plateau calcaire d'une apparence austère, tantôt boisé, tantôt pelé, alternant les zones dénudées et les dolines cultivées, le causse cache des trésors d'architecture traditionnelle. La pierre alliée à la chaux grasse et au sable dolomitique comme liant en est le matériau exclusif. La voûte simple ou double, recouverte de lausas (lauzes calcaires) calées sur un lit de pierres et de terre tassée, compose le corps du logis ainsi que les constructions annexes.

Pour faire face au rude climat hivernal et à la chaleur des étés, les maisons caussenardes sont généralement construites à mi-pente d'une colline ou dans un repli de terrain. Les ouvertures sont peu nombreuses et orientées au midi. Seule la solharda (arrière-cuisine comprenant l'évier de pierre) pouvait avoir une petite fenêtre au nord. Les combles éclairés par des capas (lucarnes) donnent à ces maisons leur cachet bien particulier.

Région spécifique où l'eau s'infiltre et creuse des galeries formant des avens et des rivières souterraines, l'existence du puits au fond de la combe de Cauvel pour abreuver le troupeau fut déterminante pour l'implantation de ce hameau. L'eau était un problème majeur sur les causses et chaque maison avait sa citerne pour recueillir les eaux de pluie. On y accédait depuis la solharda au moyen d'une corde ou plus tard d'une poulie pour les besoins domestiques.

Tous ces aspects se retrouvent à Cauvel.

Une soirée dans une maison de Cauvel

Il y a quelques années, notre association a rencontré les derniers agriculteurs, M. et Mme Guy Julier, qui quittèrent Cauvel en 1967. Retraités, ils demeuraient alors au Massegros. Ils nous ont fait part de leurs souvenirs. Les photos prises dans les années 70 par M. André Julier, résidant à Meyrueis, sont autant de traces du hameau à l'abandon. Nous le remercions de nous en avoir fait part.

Le hameau aurait compté une centaine d'habitants avant la Première Guerre mondiale. Il est vrai qu'avant la mécanisation, l'agriculture et l'élevage avaient besoin de beaucoup de bras. À partir des années 20, c'est presque une seule famille d'agriculteurs, les Julier, qui l'occupait. Nous espérions retrouver aux archives départementales l'évolution de sa population : voir l'article La démographie.

L'ensemble des bâtiments désertés a été racheté par un propriétaire foncier puis divisé et revendu. Aujourd'hui le hameau se répartit entre sept propriétaires.

Le plan des sept maisons

Touchez ou cliquez une maison sur le plan pour découvrir son histoire.