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Restauration des calvaires

Le premier souci de l'association fut la préservation du patrimoine. Les calvaires étaient en mauvais état ; la croix naïve du second avait même disparu.

Plan ancien du hameau de Cauvel

Le premier souci de l'association fut la préservation du patrimoine. Les calvaires étaient en mauvais état. La croix naïve du second avait même disparu.

Un calvaire avant sa restauration, photographie en noir et blanc
Un calvaire dans la prairie, photographie ancienne
La croix naïve du second calvaire, photographie ancienne

La Lozère a été une terre de foi. La croyance profonde de cette société rurale ne s'embarrassait probablement pas de considérations métaphysiques. Le Credo du paysan, chanson populaire du début du XXe siècle, montre que seule la certitude d'être soumis au divin créateur entrait en ligne de compte. Cette foi ardente et naïve surgissait ici et là comme autant de croix dressées à l'entrée des villages et au carrefour des chemins, en commémoration de quelque mission comme il était d'usage au XIXe siècle.

Il va de soi que les motivations des « Amis de Cauvel » n'étaient pas aussi religieuses. Citadins amoureux des vieilles pierres, engagés dans la restauration de ce hameau déserté, nous voulions préserver les élans et la mémoire de ceux qui nous ont précédés dans ce bout du monde et dans un contexte historique et social si différent du nôtre.

Un calvaire restauré sous le ciel bleu
Un calvaire restauré, croix blanche sur son socle

Nous souhaitions restaurer nous-mêmes ces calvaires mais le maire de l'époque a préféré que la commune de Saint-Rome s'en charge.

Notre enthousiasme de gens venus d'ailleurs pour un patrimoine délaissé en raison du fort exode rural qui a marqué la terre de Lozère apparaissait peut-être comme un reproche pour ceux qui étaient restés au pays…

Des amis de Cauvel réunis au pied d'un calvaire restauré

On ne peut aujourd'hui que se réjouir de la restauration de ces témoins pétrifiés d'une foi ardente aujourd'hui évanouie qui nous rappellent que nous ne sommes que de passage.